02 mars 2009

loi HPST déclaration CFDT

Déclaration de la Fédération au
Conseil supérieur de la fonction publique hospitalière

 

« La CFDT santé sociaux ne peut faire l’impasse sur les évènements de fin d’année qui ont défrayé la chronique et mis en cause l’hôpital public.

 

La CFDT santé sociaux dénonce le manque de respect pour les familles touchées par ces drames, pour les infirmières marquées à vie et la pression sur les personnels hospitaliers. 

La CFDT santé sociaux dénonce les personnes mettant en exergue les dysfonctionnements, sans attendre le résultat des enquêtes. Ils se disent les « grands défenseurs de l’hôpital public » quel paradoxe !

On ne s’y prendrait pas mieux pour couper la branche sur laquelle on est assis.

 

Les financements de l’activité hospitalière, problème récurrent, n’ont jamais résolus les difficultés budgétaires des établissements. Le prix de journée est inflationniste, ensuite le budget global pénalise les établissements avec une forte activité et maintient une rente de situation pour les autres et maintenant la tarification à l’activité avec la convergence des tarifs public/ privé, le réajustement du coût des actes amène son lot d’inégalités de traitement.

 

Allons-nous, un jour, trouver le bon mode de financement

 

L’hôpital public est malade et ce depuis longtemps.

Malade de son manque de dialogue social,

Malade de son inadéquation entre l’organisation médicale et paramédicale,

Malade de ses modes de managements (GRH, GPEC…),

Malade de la non définition du rôle et des missions de ses cadres de santé ainsi que de leur formation.

Malade du manque d’évaluation et de suivi des enveloppes des protocoles successifs.

Malade des corporatismes et des lobbyings générant le statu quo. 

Malade de son absentéisme grandissant…

 

Trop difficile de traiter l’ensemble de ces dysfonctionnements, il faut trouver un bouc émissaire : la réduction du temps de travail (RTT) ?  Le projet de décret de déplafonnement des heures supplémentaires est, de fait,  inacceptable.

 

La  CFDT santé sociaux, avant la mise en place de la RTT, avait demandé de réfléchir sur les organisations du travail. Elle attend encore !

 

La CFDT santé sociaux fait abstraction, pour le moment,  des dernières révélations (enquête IGAS) sur les rémunérations et l’organisation du travail des praticiens hospitaliers, lesquelles ne sont pas sans poser de question sur l’impuissance de certains directeurs d’établissements face au corps médical.

 

Dans ce marasme, ce sont les personnels hospitaliers qui sont pénalisés. 

 

Alors faut-il des emplois supplémentaires ? La réponse est oui !

 

La CFDT santé sociaux demande un état des lieux, un travail sur tous les points précédemment évoqués. La CFDT santé sociaux refuse les saupoudrages qui ne changent rien, ne résolvent rien, ne font qu’exaspérer les professionnels et génèrent des désillusions. Exemple : urgences hospitalières

2 plans, des centaines de créations d’emplois (IDE, Médecins, PARM), 3,5 md€ de dépenser pour quel résultat : le même qu’avant les plans urgences

 

Pour la CFDT santé sociaux la loi « HPST » n’apportera pas  de réponses à ces questions et elle le regrette. »

 

Fédération CFDT Santé-sociaux                                                                                           Février 2009

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